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dimanche 28 septembre 2025

Affaire Sarkozy condamnation bidon et justice de clowns

Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, n’a pas échappé à la justice : dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison ferme, à 100 000 euros d’amende, et à cinq ans d’inéligibilité et de privation de droits civiques. Ses complices condamnés, tous bien visibles dans cette comédie judiciaire, peuvent se frotter les mains : leur peine sera si légère qu’elle fondra plus vite qu’un glaçon au soleil.


Parmi ceux condamnés aux côtés de Sarkozy figurent Claude Guéant, ancien ministre et ex-secrétaire général de l’Élysée, Brice Hortefeux, ancien ministre, Alexandre Djouhri, ainsi que d’autres intermédiaires et proches condamnés à des peines allant de trois à six ans, assorties d’amendes et d’interdictions de gestion.

Avant cela, il y avait déjà l’affaire des écoutes, aussi appelée affaire Bismuth, dans laquelle Sarkozy, Thierry Herzog, son avocat, et Gilbert Azibert, ancien magistrat, ont été condamnés définitivement en décembre 2024. Sarkozy a écopé de trois ans de prison dont un an ferme, avec bracelet électronique, ainsi que trois ans d’inéligibilité.
 

Sarkozy a vu son bracelet électronique posé en février 2025, après sa condamnation dans l’affaire des écoutes. Mais il ne l’a pas porté longtemps : en mai 2025, il a obtenu la libération conditionnelle, et son bracelet a été retiré. Censé incarner une punition exemplaire, il a finalement eu des allures d’accessoire de luxe, vite rangé au placard.

Alors oui, on a un spectacle : des condamnations officielles pour Sarkozy, Guéant, Hortefeux, Herzog, Azibert, Djouhri et d’autres, mais des effets de manches légers. Des peines fermes certes, mais souvent aménagées, assorties de sursis, de libérations conditionnelles, de bracelets posés et retirés après quelques mois. Et pendant que la machine judiciaire tourne, le contribuable paie cher pour ce cirque. Des années d’enquête, de procès, de grandes déclarations, tout ça pour voir ces condamnés sortir presque comme des stars de la télé-réalité judiciaire.

L’affaire Sarkozy et sa condamnation démontrent une justice à deux vitesses : d’un côté, des citoyens ordinaires dont les peines pèsent lourdement, de l’autre, un ancien président, ses collègues ministres et ses intermédiaires, condamnés mais protégés par des aménagements. Un bracelet électronique présenté comme une sanction, mais transformé en bijou de pacotille vite oublié. Un spectacle de clowns judiciaires dont la facture est réglée par la société, et dont le ridicule dépasse de loin la sévérité annoncée.

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