La douce nostalgie des années 80-90, cet âge d'or cinématographique où la créativité coulait à flots, un peu comme le sang dans les films d'horreur de l'époque. C'était une ère bénie des dieux du cinéma.
On y trouvait un cinéma prétendument créatif dans toutes les catégories, avec une pléthore d'acteurs et de jeunes espoirs qui, selon la formule consacrée, "déchiraient grave leur mère". Une expression qui démontrait toute la finesse de l'analyse cinéphile de l'époque.
Qui pourrait oublier ces monuments ? Prenez Les Griffes de la nuit en 1987. Un psychopathe qui vous poursuit dans vos rêves ? Apparemment, cela constituait une innovation conceptuelle remarquable. Le film aurait fait "chier dans leur benne" les plus coriaces d'entre nous. Son argument ultime reposait sur la promesse d'une saignée abondante. L'Exorciste, lui, avait pris son temps pour traverser l'Atlantique, choisissant les années 80 pour traumatiser la France, une décennie après sa création. Un délai qui ajoutait sans doute à son charme rétro.
Les comédies de cette époque formaient un festin intellectuel ! La France nous servait Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure, tandis que l'Amérique, ne voulant pas être en reste, proposait Retour vers le futur et Ghostbusters. De l'humour, de l'invention, du génie pur. On en aurait la larme à l'œil, de rire bien entendu.
Le cinéma contemporain nous propose aujourd'hui une tout autre expérience. Nous évoluons dans une ère nouvelle où l'imagination est si débordante que les studios, submergés par les idées novatrices, n'ont trouvé d'autre solution que de ressortir les vieux grimoires. Superman sans cesse remis sur le métier, Batman éternellement recommencé. Les rumeurs parlent même d'un remake de La Grande Vadrouille dans les cartons. Autant tenter de redessiner la Joconde avec un crayon à papier, l'effet serait tout aussi saisissant.
Des deux côtés de l'Atlantique, les réalisateurs, visiblement en panne sèche d'inspiration, se replient sur l'unique valeur sûre : le réchauffé. Pourquoi s'aventurer sur des terres inconnues quand on peut empiler l'argent avec des productions peu coûteuses mais si lucratives ? Le calcul économique est imparable.
Qui pourrait oublier ces monuments ? Prenez Les Griffes de la nuit en 1987. Un psychopathe qui vous poursuit dans vos rêves ? Apparemment, cela constituait une innovation conceptuelle remarquable. Le film aurait fait "chier dans leur benne" les plus coriaces d'entre nous. Son argument ultime reposait sur la promesse d'une saignée abondante. L'Exorciste, lui, avait pris son temps pour traverser l'Atlantique, choisissant les années 80 pour traumatiser la France, une décennie après sa création. Un délai qui ajoutait sans doute à son charme rétro.
Les comédies de cette époque formaient un festin intellectuel ! La France nous servait Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure, tandis que l'Amérique, ne voulant pas être en reste, proposait Retour vers le futur et Ghostbusters. De l'humour, de l'invention, du génie pur. On en aurait la larme à l'œil, de rire bien entendu.
Le cinéma contemporain nous propose aujourd'hui une tout autre expérience. Nous évoluons dans une ère nouvelle où l'imagination est si débordante que les studios, submergés par les idées novatrices, n'ont trouvé d'autre solution que de ressortir les vieux grimoires. Superman sans cesse remis sur le métier, Batman éternellement recommencé. Les rumeurs parlent même d'un remake de La Grande Vadrouille dans les cartons. Autant tenter de redessiner la Joconde avec un crayon à papier, l'effet serait tout aussi saisissant.
Des deux côtés de l'Atlantique, les réalisateurs, visiblement en panne sèche d'inspiration, se replient sur l'unique valeur sûre : le réchauffé. Pourquoi s'aventurer sur des terres inconnues quand on peut empiler l'argent avec des productions peu coûteuses mais si lucratives ? Le calcul économique est imparable.
La modernité ne s'arrête pas là. Bientôt, l'intelligence artificielle écrira nos scénarios et réalisera nos films. Adieu les caprices des stars, place à la froide logique de l'algorithme. On les devine déjà, ces blockbusters du futur, d'une profondeur abyssale et d'une émotion à toute épreuve.
Pour couronner cette œuvre, on nous facture cette expérience unique au tarif privilégié de 20 euros, sous prétexte que c'est en 3D. La magie d'un objet virtuel qui semble frôler votre nez, le temps d'oublier que l'intrigue est plus plate qu'un écran monochrome.
Les comédies contemporaines n'égayent que les esprits simples, leurs gags étant conçus pour un public dont l'exigence est proportionnelle à sa naïveté. Quant aux thrillers ou films d'épouvante, le suspense y est si transparent qu'on devine la fin dès la première scène. Le frisson a cédé la place à une douce somnolence.
Nous voilà donc entrés dans l'ère du cinéma-décharge. La benne est grande ouverte, et les chiffonniers du septième art y œuvrent avec une constance remarquable. Seul l'avenir nous dira si nous reverrons un jour un cinéma méritant son nom, mais au vu du scénario en cours, il est permis de conserver ses doutes. L'espoir fait vivre, c'est bien connu, mais il fait surtout sourire. Amèrement.


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